Contexte

Mercredi 6 Septembre, les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont été balayées par le passage de l’Ouragan Irma, classé en phénomène cyclonique de catégorie 5 – la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson. Les météorologues s’accordent à dire qu’il s’agit d’un des ouragans les plus puissants jamais enregistré dans les Antilles et l’un des plus extrêmes ayant survolé l’Atlantique, avec des rafales de vents à plus de 300 km/h.

Après 1h30 dans l’oeil du cyclone, l’île de Saint-Martin est détruite à 95%. Il n’y a plus d’eau potable ni d’électricité,  tandis que les bâtiments publics sont inutilisables (Source : Préfecture de Guadeloupe). En dix jours, l’ouragan Irma a parcouru 7.000 kilomètres, du Cap-Vert à la Floride, en touchant une dizaine de territoire. Il a été suivi par d’autres ouragans (José et Maria), certes moins puissants, mais ralentissant l’intervention des secours. 


Lancement d’une souscription publique

Dès l’annonce de la catastrophe, la Fondation de Lille lance un appel à la solidarité auprès des habitants et des collectivités locales.

En complément des dons de particuliers, la Fondation de Lille a obtenu des subventions de cinq collectivités : les villes de Lille, Lomme, Hellemmes, Roncq, ainsi que de la Métropole Européenne de Lille.

Un premier Comité d’Éthique et d’Arbitrage s’est réuni le 12 décembre 2017 pour étudier les propositions des associations et ONG spécialisées oeuvrant sur le terrain, avec une priorité donnée aux associations de la région.

Un deuxième Comité d’Éthique et d’Arbitrage s’est réuni le 16 avril 2018 pour clôturer l’opération.


Les projets financés


FAUSI (France aide Urgence Secours International) : 2.440 € 

Pour la prise en charge des billets d’avions des sauveteurs partis en mission de secours d’urgence sous le haut commandement de la Sécurité Civile Française et en lien avec les autorités municipales locales, dès le 22 septembre. 

Secours Populaire Français (Fédération du Nord) : 18.052 € 

Pour la réhabilitation d’habitats post-ouragan à Basse-Terre en Guadeloupe

Association SOS KRIZ : 30.000 € 

Pour le projet KARIB trauma, projet de traitement des psycho-traumatismes auprès des victimes de l’ouragan


Cliquez sur chacune des structures pour connaître plus en détails les projets financés.

France Aide Urgence Solidarité Internationale

L’ONG FAUSI peut intervenir sur l’ensemble de la scène internationale auprès des victimes. L’action de l’ONG repose sur l’engagement volontaire et entièrement bénévole de ses membres.
Son équipe est composée de personnels compétents, formés et expérimentés dans le domaine de l’urgence et possédant une grande expérience des missions humanitaires et de secours à l’international : sapeurs pompiers, infirmiers, médecins, journalistes, psychologues, logisticiens, pharmaciens et aides-soignants.

Leur intervention :

Initialement prévu le 18 septembre, le départ des sauveteurs de FAUSI est retardé par le passage de l’Ouragan José. Arrivés à Point-à-Pitre le 20 Septembre, les membres de l’équipe sont envoyés le surlendemain vers le nord de Saint-Martin. L’équipe installe son camps de base sur la commune de Marigot et reçoit vite des instructions de la part du Poste de Commandement Opérationnel : percement et déblaiement de l’usine de déstalinisation de Saint-Martin, récupération des filtres nécessaires à l‘alimentation de l’île en eau potable, appui au détachement « Guadeloupe » pour le bâchage d’un centré médical, opérations de reconnaissance dans certains quartiers où ont été identifiées des priorités.
Les équipes de FAUSI ont ainsi participé à la pose de 1200 m2 de bâches, à la distribution de 10.000 litres d’eau et à une évacuation sanitaire aéroportée. Ils ont quitté l’île le 2 octobre, en concertation avec le Poste de Commandement Opérationnel.

Crédits photographiques : FAUSI

Secours Populaire Français (Fédération du Nord)

Secours Populaire Français - Urgence Antilles

Le Secours populaire français (SPF) est une association créée en 1945. Elle s’est donnée pour mission d’agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le monde.
Sur l’ensemble des continents, qu’il s’agisse d’urgence, de projets de réhabilitation ou de projets de développement, le Secours Populaire travaille étroitement avec des associations locales capables d’identifier les besoins des populations. Sur le long terme, ces partenaires locaux assurent le suivi des projets, en respectant les habitudes culturelles des populations.

Leur intervention :
L’action proposée a pour objectif principal de réhabiliter les habitations d’une vingtaine de familles à Basse Terre selon les objectifs suivants: 

  • améliorer les conditions de vie des familles ;
  • remettre aux normes les habitats.

Le SPF travaille en partenariat avec l’association locale « Le soleil d’Or ». Cette association a été créée en 2006 et a pour objectif de venir en aide aux personnes âgées et aux jeunes en difficulté. L’association met en place des activités d’insertion, culturelles et sportives dans la région de Basse-Terre.  Une convention de partenariat a été mise en place entre l’association et la SPF.  


Crédits photographiques : Secours Populaire Français


L’Association S.O.S. KRIZ

L’Association S.O.S. KRIZ basée en Martinique a pour objectif de mettre en œuvre le fonctionnement d’une plateforme téléphonique pour la prévention du suicide et le soutien aux personnes en souffrance et en crise.

Leur intervention :
Très vite après la catastrophe, les bénévoles de la plateforme ont eu à gérer des appels de détresse émanant de Saint-Martin mais également de l’Hexagone.  

En lien avec les partenaires locaux (Centre Hospitalier de Saint-Martin, Centre Hospitalier Universitaire de Martinique et des équipes médicales du CHRU de Lille, du CHU de Lyon et du CHU de Clermont Ferrand, le dispositif Karib Trauma vise à assurer une capacité de soins auprès des personnes souffrantes de chocs post-traumatiques.  La plateforme Karib-Trama vise ainsi à orienter les patients touchés vers un parcours de soins adaptés. Parallèlement, le dispositif vise également à aider les professionnels de premiers recours (professionnel de santé publiques et libéraux, professionnels de l’éducation nationale) et à les sensibiliser à la prise en charge des chocs post-traumatiques par le biais de formations.


Crédits photographiques : SOS Kriz